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Contrôler

  • Test d'étanchéité à l'air par porte soufflante "Blower Door" (infiltrométrie)

  • Thermographie infra-rouge (selon conditions)

  • Contrôle des débits de ventilation par thermo-anémomètre et cone de débit

  • Calcul du coefficient U de paroi, point de rosée

  • Relevé instantané ou sur une période donnée de taux de CO2, hygrométrie, température, etc... (par capteurs autonomes)

 

La sévérité et les renforcements des réglementations thermiques entrainent une obligation d'isoler de plus en plus jusqu'au point de pouvoir se passer de chauffage à l'horizon 2020. Avec des logements de plus en plus "étanches à l'air", les déperditions thermiques vont se réduire considérablement, reste un facteur à prendre en compte :

 

La perméabilité à l'air

En rénovation comme en construction neuve, cet aspect est assez peu connu en France mais très maîtrisé chez nos voisins européens.

Il permet de garantir :

Une économie d'énergie considérable de l'ordre de 8 à 20 kWh/m2/an soit plus de 300€ par an pour une maison de 140 m2

La salubrité et donc la pérennité du bâti en évitant les pathologies liées à la condensation

Un renouvellement d'air optimisé, les entrées d'air se faisant par les orifices adéquates et non par les défauts et fissures du bâtiment

Une meilleure qualité de l'air intérieur par réduction des infiltrations parasites (air pollué par les matériaux)

 

Afin de s'assurer d'une mise en oeuvre soignée de la membrane d'étanchéité à l'air, il faut contrôler celle-ci par un test d'infiltrométrie par porte soufflante.

 

Le test d'infiltrométrie (Blower Door test) permet de mesurer la quantité d'air sortant (ou entrant) dans un bâtiment mis sous pression et de déceler les fuites d'air.

Pour effectuer le test, on utilise un ventilateur et une porte étanche en nylon, que l'on place à l'entrée du bâtiment. A l'aide d'une caméra thermique, d'un anémomètre ou d'un générateur de fumée, l'ensemble de la maison est inspecté pour vérifier sa perméabilité à l'air. Le test met également en valeur les ponts thermiques.

Afin d'accéder au label Effinergie, Minergie ou PassivHaus, un test d'infiltrométrie est obligatoire en cours et à la fin du chantier. Ce permet de comptabiliser le volume d'air renouvelé par les défauts d'étanchéité du bâti sous une pression de 50 pascals (norme EN 13829)

 

Le poste "étanchéité à l'air" maîtrisé de A à Z : 

En partenariat avec ProClima, fabricant allemand et leader incontesté de membranes frein-vapeur et moyens d'assemblage.

Pour mettre en place l'étanchéité à l'air dans les procédés de fabrication des maisons ossature bois (par exemple), OBJECTIF > PASSIF propose un accompagnement et une offre globale pour les professionnels :

Formation, information ou sensibilisation des intervenants sur les chantiers, conseils et fourniture du frein-vapeur adéquate, contrôle par test Blower Door.

 

 

Selon l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), la consommation d'énergie liée à l'utilisation et à l'exploitation des bâtiments représente aujourd'hui 43 % de la consommation française et 25 % des émissions de gaz à effet de serre...

 

Réaliser des économies d'énergie : isoler c'est chauffer et ventiler, c'est essentiel !

Cibler et optimiser les choix de rénovation. Contrôler la qualité de la construction.

Maitriser les conséquences et les pathologies liées à une modification d'un bâtiment (interaction sur la qualité de l'air notamment)

 

L'efficacité énergétique d'un bâtiment dépend donc de 3 facteurs principaux : son isolation, son renouvellement d'air et le moyen de chauffer l'espace. En contrôlant l'étanchéité à l'air et la ventilation, les gains sont immédiats, facilement mis en œuvre et abordables.

 

> Thermographie par caméra thermique infrarouge et mise en dépression du bâtiment par Blower Door (porte soufflante) :

Connaitre précisément les éléments les plus déperditifs, contrôler la mise en œuvre de l'isolation, vérifier sa qualité avant travaux de rénovation, etc...

Attention : un bilan purement thermographique ne sert à rien ! Il permet de mettre en image des problèmes connus aisément vérifiables grâce à un thermomètre de contact à visée laser. soit 10% des déperditions au maximum. En couplant la thermographie à une infiltrométrie, les fuites d'air et les ponts thermiques sont plus facilement détectés et l'expertise gagne en précision.

 

 

Pour bien comprendre l'importance de l'étanchéité à l'air :

Condensation, migration de la vapeur d'eau...

 

La condensation (transformation de la vapeur d'eau contenue dans l'air en eau) nécessite une quantité d’énergie non négligeable. Ou plus simplement, il est plus facile et rapide de chauffer un espace sec qu'humide, une quantité d'énergie étant nécessaire pour « sécher » l'air). A contrario, un air chaud peut contenir d'avantage de vapeur d'eau.

De surcroit, l’eau (l'humidité) réduit de façon significative la qualité d'un isolant qu’elle traverse ou pire, imprègne.

Sa présence au sein de matériaux de construction, favorise le développement d'insectes, champignons, moisissures, mousses... et les détériorent.

L'humidité est donc le pire ennemi du bâti, qu'il soit en bois (charpente, fenêtres) ou en maçonnerie.

 

D'où vient l'eau dans les structures des bâtiments ?

Rappel : l'eau peut avoir 3 formes physiques : gazeuse (vapeur d'eau), liquide (après condensation de la vapeur d'eau) et solide (glace). Chaque changement d'état entraine une augmentation du volume, le robinet extérieur qui éclate aux premiers jours de l'hiver en est une illustration connue !

A titre d’exemple (source Alsatech), une maison présentant une valeur n50 de 7 renouvelle en moyenne la moitié de son volume intérieur par heure par les fissures. Des conditions intérieures de 20°C et 50% d’humidité relative (humidité absolue :8,6 g / m3) et des conditions extérieures à -10 °C (humidité absolue à saturation : 2,1 g / m3) pourraient ainsi entraîner, en théorie, pour un volume intérieur de 300 m3, une condensation de 975 g d’eau par heure dans les cloisons, soit plus de 23 litres par jour !

 

La vapeur d’eau ou l'eau à l'état gazeux


Sa présence dans l'air extérieur varie considérablement en fonction de la température (plus l’air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau) et des types de climat (proximité de la mer notamment).

Pour l’air intérieur, plusieurs paramètres s'ajoutent car la présence humaine influence fortement la présence de vapeur d'eau dans l'air : par la respiration (homme, animaux, plantes vertes...) et la fabrication par les activités humaines (cuisson, bains, douches, nettoyage...)

Enfin, pendant une période variable, l’assèchement des matériaux de construction constituant le bâtiment va libérer une quantité de vapeur d’eau importante voire problématique dans certains cas.



L’eau à l’état liquide ou l'eau telle qu'on la côtoie tous les jours (pluie, boisson...)

 

Les règles de conception et construction (DTU notamment) veillent à ce que les bâtiments soient protégés de l’eau ruisselante naturellement (pluie, écoulement...)

Si l'étanchéité des toitures est globalement et sauf malfaçon, bien maitrisée, le matériau « parpaings », nouvellement appelé « bloc béton » peut subir de forte dégradations suite aux remontées par capillarité de l'eau stagnante en pourtour de fondation. Les corrections des dégâts qui apparaissent rapidement, sont également bien maîtrisées car classiques. Par curiosité, voir les vertus des blocs de pierre ponce.

Moins évidente à déceler car quasiment invisible à l'œil, l'eau issue de la condensation mérite bien plus d'attention. La présence et l'étendue d'eau sont proportionnelles à la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur (plus en hiver donc), et plus générale par les multiples possibilités qui lui sont offertes pour s'infiltrer dans les structures.

Et pire, lors d'épisodes de froid intense et de températures négatives, cette eau issue de la condensation devient...



L’eau à l’état solide ou glace

Très facilement et dès que la température est négative, l’eau à l’état liquide passe à l’état solide.

Les conséquences de ce changement sont en général problématique voire catastrophique car en gelant, l'eau « gonfle » et exerce une pression sur les matériaux et éléments avec lesquels elle est en contact.

Cette dernière phase, la plus spectaculaire peut ne jamais avoir lieu si on s'intéresse dès la conception aux problématiques de la vapeur d'eau dans le bâtiment.



 

Comment empêcher la condensation ?

Lutter contre les dégradations liées à la formation d’eau par condensation tout en laissant l’eau présente « naturellement » dans les matériaux de construction de s’évacuer (par évaporation). Cette phase est critique dans les premiers mois de vie d'un bâtiment neuf ou rénové, surtout sur les élément en bois (ossature bois, plancher et charpente principalement).

Il faut donc éviter à tout prix les échanges entre air intérieur chaud et plus ou moins humide (surtout en période hivernale) et air extérieur froid et plus sec. L'unique solution, réaliser une étanchéité à l'air de l'enveloppe du bâtiment en veillant à assurer une continuité totale du matériau frein-vapeur, jointoiement des jonctions bois-maçonnerie et menuiseries extérieures-maçonnerie, assemblage des écrans sous-toiture, etc... Une attention toute particulière doit être portée sur les raccords entre les divers éléments d'étanchéité afin d'éviter l'effet d'entonnoir : la concentration du flux de vapeur en un point précis aggravant les pathologies potentielles.

Idéalement, l'utilisation de frein-vapeur intelligent permet une variabilité de l'évacuation et une meilleure régulation de la vapeur d'eau à travers les parois, en fonction de la quantité de vapeur, de la saison, du type de parois... On parle alors de parois « perspirantes » une notion développée par Jean-Pierre Oliva dans ses ouvrages sur l'architecture bio-climatique.

Certaines membranes frein-vapeur permettent également de laisser s'évacuer l'humidité présente dans les matériaux qu'elles protègent. C'est le cas du film Intello de Pro Clima.

Ces produits utilisés depuis plus de 20 ans dans les pays voisins, garantissent à eux seuls la pérennité et la salubrité des structures du bâtiment assurant sa longévité et minimisant les interventions lourdes d'entretien.

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